Pas de progrès dans les négociations avec les cols bleus : la grève sera déclenchée
Les dernières discussions entre la Ville de Québec et le Syndicat des employés manuels avec un médiateur se sont terminées mercredi à 17h, sans terrain d'entente. « Aucun progrès notable n'a été accompli », soutient la partie syndicale dans un communiqué qui confirme que la grève sera donc déclenchée jeudi à 16h. À moins d'un revirement, le débrayage pourrait durer au moins près d'une semaine, comme la prochaine séance de négociation ne tiendra que mercredi prochain. C'est le conciliateur mandaté qui a convoqué cette rencontre. Mercredi après-midi, la question des salaires semblait encore être au centre de l’impasse. Les deux parties se disaient déterminées à trouver une solution le plus rapidement possible pour éviter la grève générale illimitée de soir et de fin de semaine. Le président du Syndicat des employés manuels de la Ville, Luc Boissonneault, soutenait toutefois que l’administration Marchand avait du rattrapage à faire sur le plan des salaires. Luc Boissonneault a affirmé que l'offre de la Ville de Québec ne permet pas de rattraper l'écart salarial avec les municipalités environnantes et le secteur privé. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Marika Wheeler Rappelons que, récemment, les syndiqués ont refusé une offre d’augmentation de 21,5 % sur six ans. Ça paraît gros 21,5 % sur six ans, mais on a un rattrapage, depuis des années et on tire de l’arrière comparé à l’ensemble des municipalités au Québec. Le syndicat précise qu’il espère au moins atteindre les conditions salariales de la Ville de Lévis, par rapport auxquelles le salaire des cols bleus de la Ville de Québec accuse un retard de 4,22 $/h, selon ses affirmations. Le premier magistrat de la Ville a voulu nuancer la comparaison que fait le syndicat avec Lévis. Selon lui, il est important de ne pas seulement s'attarder au salaire, il faut également tenir compte de l’ensemble des conditions de travail. Le maire de Québec, Bruno Marchand. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Bruno Marchand affirme que la plus récente offre de la Ville Les deux camps se sont aussi lancé la balle concernant les répercussions de cette grève sur les activités sportives dans la ville. Le président des syndiqués affirme que Québec De son côté, le maire Marchand s’est dit déçu de voir que les jeunes sportifs allaient notamment subir les contrecoups de cette grève. Moi je trouve ça malheureux, c’est tout sauf ça qu’on voulait. Il a rappelé que ce conflit pourrait provoquer l’absence de 600 à 800 employés et que quelque 150 cadres allaient tenter de prendre la relève. Équipe Priorité Québec croit tout de même qu'il y a du rattrapage à faire sur le plan salarial pour les cols bleus. Le chef du parti, Patrick Paquet, croit que le maire devrait rapidement répondre aux demandes des syndiqués pour éviter la grève. Québec d'abord y voit un autre échec de l'administration en place en matière de négociation. Il estime que le maire Marchand adopte une position de fermeture, ce qui Avec les informations d'Olivier LemieuxGuerre de chiffres
On sera toujours ouverts, mais ce qui est sur la table, on ne le bonifie pas. On est accotés
, explique le maire de Québec, Bruno Marchand.
On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre
, selon Marchand
Faut regarder la question des conditions de travail, faut regarder la question de l'agilité, de ce qui est demandé au travers de Lévis. On ne peut pas dire : "Je veux le salaire, mais je veux pas le reste"
, ajoute le maire.amène les cols bleus à avoir de très bonnes conditions
.Les répercussions pour les sportifs de Québec
a pris ses décisions de prioriser les événements internationaux
plutôt que les autres infrastructures locales.L'opposition veut un règlement rapide
Pourquoi la dernière année est-ce qu'on n'offre pas 1 % de plus et qu'on règle pas cet après-midi? Là, c'est qui qui va écoper? Ça va être nos jeunes encore
, relève-t-il, sans toutefois connaître le coût exact que cette hausse représenterait.Le maire n’apprend pas du passé. On l’a vu lors de la grève dans les bibliothèques notamment
, soutient le chef Claude Villeneuve, dans une déclaration écrite.diminue les chances d’en arriver rapidement à une entente négociée de bonne foi
.
Advertising by Adpathway









